Une toiture plate montée couche par couche
Une toiture commerciale neuve est un assemblage, pas un revêtement. Sur le pontage viennent le pare-vapeur, l'isolant, le panneau de support, puis la membrane d'étanchéité. Chaque couche a un rôle, et une seule mal posée compromet l'ensemble.
Le choix de la membrane
La membrane élastomère bicouche, soudée au chalumeau, reste la solution la plus répandue sur les toitures plates commerciales du Québec : elle tolère bien les écarts de température et se répare facilement. Les membranes monocouches de type TPO ou EPDM se posent aussi, notamment sur les grandes superficies. Le choix se fait selon le bâtiment, la pente disponible, la charge prévue et le budget d'exploitation.
Les points singuliers
Ce n'est pas la surface qui coule, ce sont les détails : drains, évacuations de trop-plein, parapets, solins et contre-solins, cheminées de ventilation, bases d'unités mécaniques. Sur une installation neuve, ils se traitent au moment où l'accès est encore facile, ce qui évite des reprises coûteuses plus tard.
La pente et l'écoulement
Une toiture plate n'est jamais tout à fait plate. La pente vers les drains est aménagée à l'isolant, et l'écoulement est vérifié avant la fin des travaux. Une eau qui stagne accélère le vieillissement de la membrane et charge la structure.